Au hasard de mes lectures, je suis tombé sur l'édito d'Olivier Midière, PDG et directeur de la rédaction de
mapetiteentreprise.net
qui édite un bimestriel dont vous retrouverez le contenu en ligne sur le site du même nom.
Ce qu'il y écrit étant tellement en adéquation avec mes convictions et les raisons pour lesquelles j'ai créé mon entreprise CSComm.net,
je n'ai pas pu m'empêcher de contacter M. Midière pour lui demander l'autorisation de diffuser plus largement ses propos.
C'est donc avec son accord que je vous cite ci-après cet édito, tout en vous invitant à découvrir son site et son bimestriel
sur lesquels vous profiterez d'une quantité d'informations utiles autant que pragmatiques.
Le paradoxe numérique français
Toutes les études menées en France et dans l'UE indiquent que les petites entreprises françaises sont dans le peloton de queue
des 25 pays européens en matière d'utilisation des technologies de l'information.
Il est vrai qu'avec près d'un million d'entrepreneurs
ne disposant ni d'adresses mail* ni de connexions à Internet, le tableau n'est pas glorieux. Il est même très inquiétant.
Idem pour les sites Internet et le e-commerce : en moyenne, seules 25% de nos TPE déclarent posséder un site Web.
Et sur ces 25%, 10% proposent de la vente en ligne, soit environ 50 000 entreprises. Etonnant quand on sait
que plus de 16 millions de français consomment par Internet !
Dans le même temps, 77% de ces mêmes entrepreneurs ressentent ces nouvelles technologies comme utiles ou très utiles
pour le développement de leur entreprise…
Alors, qu'est-ce qui cloche ?
Plusieurs explications possibles.
Tout d'abord le frein culturel et générationnel. Avec près d'un million de dirigeants âgés de plus de 50 ans
(dont beaucoup sont proches de la retraite), cette révolution numérique apparaît pour beaucoup derrière eux et non devant.
Ensuite le manque d'informations sur le potentiel réel que recouvrent les outils et usages numériques dans le monde de l'entreprise :
développement des ventes, réduction des coûts, gain de temps, autant de bénéfices liés à l'utilisation des nouvelles technologies
qui sont souvent méconnus des dirigeants de TPE, ces derniers réduisant la plupart du temps les NTIC** à la navigation Internet
et à la messagerie électronique.
Enfin, et c'est peut-être ici le principal frein, la difficulté des fournisseurs à adresser ce marché trsè hétérogène des TPE,
appelé également le marché des " Pro ".
D'abord en raisons des investissements marketing et commerciaux importants
qu'il requière pour convertir nos irréductibles patrons gaulois aux NTIC.
Ensuite parce que ces derniers, ballottés
entre les divisions Grand public et Entreprises des grands faiseurs, ne trouvent que rarement chaussure à leur pied,
notamment au niveau de la distribution et des services.
Encore un paradoxe alors que ces mêmes fournisseurs ne cessent
de considérer nos 2,5 millions de TPE comme le nouvel Eldorado de l'industrie informatique et télécoms française.
Mais tout Eldorado n'a-t-il pas son prix à payer pour le conquérir ?
* Observatoire de la petite entreprise de la FCGA (26 janvier 2007)
** NTIC : nouvelles technologies de l'information et de la communication